Vous envisagez de planter arbres fruitiers ou décoratifs dans votre jardin ? Quelle grande idée !

Se créer un environnement verdoyant apporte de nombreux bienfaits pour vous-même et les générations à venir. Pour vous aider à réaliser cette belle initiative, cet article développe les règles de base générales pour bien planter un arbre.

En effet, les arbres n’aimant pas être manipulés, le fait de connaître ces règles vous permettra de bien préparer son futur site d’accueil et de la manipuler de manière à réduire au maximum son traumatisme et favoriser son installation.

Bien choisir l’espèce des arbres à planter

Chaque arbre et arbuste a ses exigences en matière de sol, d’exposition au soleil, d’espace de croissance et de températures. Vous avez peut-être déjà en tête quelle espèce d’arbre vous voulez absolument planter dans votre jardin mais lisez ces deux arguments en faveur des arbres indigènes :

  • Ils sont cruciaux pour la faune régionale. Les insectes, oiseaux et autres animaux de votre région auraient du mal à survivre sans la nourriture et l’abri que les arbres indigènes leur procurent.
  • Ils se développeront plus facilement et avec des besoins d’entretien moindres puisque adaptés aux conditions météorologiques et au sol de la zone. 

Le site de Gamm Vert propose de nombreux arbres fruitiers ainsi que des arbres et arbustes pour agrémenter votre jardin. Allez y faire un tour pour faire votre choix.

Bien choisir l’endroit

planter arbustes

À part le critère des besoins de l’arbre fruitier ou décoratif, il y a au moins 3 bonnes raisons de bien réfléchir à l’endroit où le planter.

  • Un bon emplacement améliore votre propriété ;
  • Éviter un supplément d’entretien si, par exemple, vous avez placé un arbre trop proche de lignes électriques ;
  • N’endommage pas les installations enterrées.

Etudiez bien la configuration de votre terrain et tenez compte du fait qu’entre votre habitation et la voie publique il y a des installations enterrées sur lesquelles il faut éviter toute plantation avec une grande étendue racinaire.

Et pour les arbres excédant les 5 mètres de hauteur à l’âge adulte, ne pas les placer trop proche de l’habitation ou des lignes électriques.

Bien choisir le moment

Dans les zones tempérées (climat avec 4 saisons) la saison de plantation s’étend de novembre à mars.

Quant aux zones tropicales et équatoriales (climat avec 2 saisons) il est possible de planter toute l’année avec une préférence pour la période hors sécheresse et très grosse chaleur.

L’automne est de loin la meilleure saison pour planter arbres fruitiers et arbustes pour plusieurs raisons : 

  • Baisse des températures. Le feuillage réclame moins d’eau et la photosynthèse ralentit. Ces 2 réactions font que l’arbre concentrera son énergie sur les racines, leur permettant ainsi de mieux s’établir.
  • Chaleur du sol. En automne le sol conserve encore un peu de chaleur permettant aux racines de croître. Cette croissance leur permettra d’être mieux en place pour absorber l’eau et les nutriments dont elles auront besoin au printemps.
  • Pluies et rosées. L’automne est souvent une des saisons les plus humides. Les nouveaux arbres nécessiteront moins d’arrosage.

Pour certaines espèces, craignant le gel et le vent en particulier lorsqu’elles sont jeunes, il sera plus avantageux d’attendre le printemps surtout si vous vivez une région où les hivers sont rudes.

Outils, matériel et produits

Préparez tout ce dont vous allez avoir besoin :

  • Bêche
  • Fourche bêche
  • Pioche
  • Pelle
  • Brouette
  • Moyen d’arrosage (arrosoir, seau, tuyau)
  • Sécateur ou griffe
  • Sac de terreau (optionnel)
  • 2 tuteurs par arbre (optionnel)

Vous pouvez découvrir tous les outils de jardinnage nécessaires sur le site de Gamm Vert.

Creuser pour planter arbres fruitiers et ornementaux

planter arbres fruitiers amandier
Amandier en fleur

Pour définir la grandeur du trou à creuser, peut-être avez-vous déjà entendu ou lu plusieurs conseils tel que celui de simplement mesurer la hauteur de la motte de racines ou de creuser un trou 2 fois plus large et profond que le pot de l’arbre que vous avez acheté.

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Et bien, mettez ces idées de côté et lisez attentivement ce qui suit.

Attention au collet

Les racines ont besoin d’eau, mais aussi d’oxygène. Si elles sont plantées trop profondément, soit elles s’étouffent, soit elles poussent en cercle, ce qui formera comme une ceinture qui empêchera la croissance de l’arbre.

Si vous observez les arbres dans la nature vous constaterez que le démarrage des racines n’est pas en terre mais légèrement à la surface. Cette partie de l’arbre est appelée le collet.

Juste faire un grand trou, y poser l’arbre et remblayer avec de la terre serait ignorer ce point essentiel. Comme il arrive que le collet des arbres vendus en conteneurs soit déjà trop enfoui, votre première tâche sera donc de vérifier ce point-là. 

Si vous voyez nettement le collet, tant mieux, sinon retirez soigneusement la terre autour de la base du tronc jusqu’à ce que vous voyiez la naissance des racines.

Creuser juste ce qu’il faut pour planter l’arbre

La bonne profondeur du trou qui va recevoir votre arbre est celle qui correspond à la hauteur entre le point de démarrage de ses racines sur le tronc et la fin de la motte racinaire.

Et non, pas la peine non plus de creuser plus profond pour ameublir la terre !

Il faut placer la motte de racines sur un sol non remué pour que la terre ne se tasse pas et que l’on se retrouve avec un arbre planté trop profondément avec toutes les mauvaises conséquences mentionnées plus haut.

Par contre, pour que les racines s’étalent bien, faites un trou bien large. Au moins trois fois plus large que la motte de racines dans un sol léger et jusqu’à cinq fois plus large dans un sol compact.

Petit détail important : si votre sol est argileux, creusez de sorte que les côtés soient inclinés, comme les rebords d’une assiette, et mâchez un peu ces bords avec la bêche pour qu’ils ne restent pas lisses et trop durs pour que les racines s’y enfoncent.

Il est bien de rappeler que ces techniques de base s’appliquent également pour les arbustes. Le collet est souvent plus difficile à voir, mais vous devrez placer un arbuste de façon à ce que l’endroit où les tiges et les racines se rejoignent soit juste à la surface du sol ou légèrement au-dessus, avec la motte de racines reposant sur un sol non remué, et suivre les mêmes directives pour la largeur du trou de plantation, le remblayage et le paillage (abordé plus loin).

Planter votre arbre

Pour les arbres cultivés en conteneur, faites glisser la motte de racines hors de son pot ou coupez-le si nécessaire. Détachez et étalez les racines délicatement à l’extérieur de la motte avant de la mettre en place dans le trou de plantation.

Si vous remarquez des racines qui sont tordues ou qui entourent la motte, coupez-les.

Déplacez l’arbre en le tenant par la motte de racines et non par le tronc et veillez à ne pas faire tomber la motte dans le trou brusquement, afin de ne pas casser les racines à l’intérieur de la motte. Si celle-ci est lourde, utilisez une bâche sous la motte que vous pourrez faire glisser sur une planche de bois, par exemple.

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Pour vérifier que l’arbre est bien droit et que le collet du tronc est positionné au niveau ou légèrement au-dessus du niveau du sol, placez un outil à long manche sur l’étendue du trou. Vous pourrez ainsi vous rendre compte s’il est nécessaire d’ajouter ou retirer un peu de terre sous la motte pour ajuster la position de l’arbre.

Boucher le trou

outils pour planter arbres fruitiers

Une fois votre nouvel arbre ou arbuste bien en place, remplissez le trou de la terre que vous avez retirée et que vous aurez préalablement ameublie avec la bêche.

Pourquoi utiliser la même terre ?

À moins de manquer de terre, parce que vous avez retiré beaucoup de cailloux par exemple, que celle-ci soit très argileuse, ou que vous ayez choisi un arbre qui n’est pas de la région, il n’est normalement pas nécessaire d’ajouter du terreau.

Pourquoi ?

Votre arbre se portera mieux si vous utilisez uniquement la terre indigène pour remblayer le trou. Améliorer le sol pousserait les racines à rester dans cet espace douillet plutôt que de franchir la limite vers le sol indigène pour s’établir. Résultat : il pousserait très bien au début puis finirait par végéter.

Les racines rencontreraient une autre difficulté si le sol est majoritairement lourd alors qu’elles sont dans une terre légère. L’eau d’arrosage ou de pluie pénètrera difficilement dans le sol naturel, stagnera et noiera ses racines.

Soyez donc convaincu que la terre sortie du trou de plantation doit y retourner pour le plus grand bien de votre arbre ou arbuste.

Un peu de délicatesse

Remplissez donc le trou à moitié délicatement afin de ne pas endommager les racines des arbres. Ajoutez une vingtaine de litres d’eau dans le trou, soit 2 fois le contenu d’un arrosoir de 10 L.  Pendant que l’eau s’écoule, tassez doucement la terre afin d’éliminer toute poche d’air.

Finissez de remplir le trou. Tassez un peu la terre avec vos mains et mettez de nouveau une vingtaine de litres d’eau.

Un jeune arbre a besoin d’un sol bien arrosé mais l’arrosage dépend aussi beaucoup du sol et du climat où vous habitez. Renseignez-vous donc sur la quantité d’eau et la fréquence de l’arrosage nécessaire pour l’espèce que vous choisirez auprès d’un professionnel. 

Astuce : afin d’aider le sol à garder l’humidité et de limiter l’apparition des mauvaises herbes, vous pouvez ajouter une couche de copeaux de bois ou d’écorces à une profondeur de 4 ou 5 cm sur la zone des racines. Mais n’en mettez pas près du tronc. Laissez un cercle d’environ 20 cm entre le tronc et le début de ce paillis.

Tuteurer les arbres fruitiers et décoratifs

Dans quels cas les tuteurs sont-ils nécessaires ?

Ce sera le cas si vous voulez planter l’arbre fruitier ou décoratif :

  • sur une pente ;
  • dans un endroit très venteux ;
  • avec un tronc très courbé.

Pour tous les autres cas vous pouvez leur épargner le tuteurage d’autant que le mouvement naturel d’un arbre non tuteuré l’aide à développer un tronc plus solide et un système racinaire plus robuste.

Il y a plusieurs méthodes de tuteurage. Internet foisonne d’idées dans ce domaine.

Les points principaux qu’il vous faut retenir sont les suivants :

  • Ne pas bloquer complètement le tronc. Choisissez un tuteurage souple, comme des sangles qui relient le tronc aux tuteurs, ce qui lui laissera le mouvement indispensable à son développement.
  • 2 tuteurs sont nécessaires par un arbre et 1 tuteur est suffisant pour un arbuste.
  • ·Plantez les tuteurs suffisamment profondément mais délicatement pour ne pas endommager les racines.
  • Généralement les tuteurs peuvent se retirer après la première saison de croissance.
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Planter une haie d’arbres

planter une haie d'arbres

Si ce n’est pas un arbre mais plusieurs que vous souhaitez planter, comme pour une haie, l’espace minimum entre chaque arbre doit être de 30 cm.

Et si vous souhaitez une haie bien épaisse, plantez vos arbres en zigzag plutôt que de les rapprocher.

Par exemple, tracez 2 rangs espacés de 50 cm et plantez vos arbres tous les 40 cm avec un décalage sur la deuxième rangée pour que les arbres se trouvent au milieu des espacements entre des arbres plantés sur la première rangée.

>> Cliquez ici pour choisir vos arbustes de haie <<

Pailler après avoir planté

Le paillage a pour but premier de réduire la perte d’humidité du sol par évaporation et d’améliorer ses conditions. Il ralentit la croissance des mauvaises herbes tout en isolant le sol des températures trop élevées ou trop faibles et il augmente la fertilité de la terre au fur et à mesure de sa décomposition. Le petit plus est qu’il inhibe également certaines maladies.

Cette pratique remplira son rôle si elle est bien appliquée, sinon elle pourrait avoir des conséquences négatives sur l’arbre.

Par exemple, le paillis serait néfaste pour l’arbre s’il est trop épais, empêchant l’eau et l’air de pénétrer correctement ou s’il est trop proche du tronc. Entre autres, un paillis contre un tronc ramollit les tissus et le rend plus fragile à l’attaque de certains insectes ou maladies.

Il existe plusieurs types de paillis.

Le paillis non organique comme les pierres ou autres matériaux déchiquetés est proposé dans le commerce. Mais celui-ci ne remplissant pas tous les rôles principaux d’un bon paillis, comme l’enrichissement du sol, il ne sera pas développé dans cet article.

L’autre type de paillis est dit organique.

Il inclut les copeaux de bois, les morceaux d’écorce, la paille, les aiguilles de pin, les feuilles, et autres produits dérivés de plantes.

Comment les utiliser ?

La zone où vous allez placer le paillis doit être exempte de mauvaises herbes.

Si vous optez pour un paillis fin, placez une couche de paillis de 5 à 8 cm sur 1m de rayon au moins sur la zone des racines. Pour un paillis grossier, comme les copeaux de bois, mettez une couche de 8 à 10 cm.

Le paillage ne change rien à la méthode d’arrosage.

Peut-être devrez-vous un peu gratter le sol en dessous du paillage pour vérifier la sécheresse du sol.

Votre arbre et la riposte

Une Société anglaise à but non lucratif s’était fixé l’objectif de planter 50 millions d’arbres en cinq ans pour lutter contre le changement climatique. Elle appelait cette opération « La grande riposte climatique ».

De nombreuses initiatives similaires se font dans le monde et chacun est à féliciter pour sa contribution. Planter un arbre ou un arbuste c’est aussi s’impliquer dans cette responsabilité d’aimer et de prendre soin de notre planète.

Alors « Merci » !

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